Communiqué du 8 décembre 2016, suite à la mobilisation devant le CA du 6 décembre

Communiqué de l’intersyndicale CGT- Snesup – UVSQ du 8 décembre 2016

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Avant-hier nous étions plus d’une centaine de manifestants à nous rassembler devant le bâtiment de l’UFR des Sciences de la Santé à Montigny le Bretonneux à l’appel de l’intersyndicale CGT-Snesup. Ce rassemblement réunissant de nombreux collègues venus des UFR, des IUT, de la BU, des différents services et sites de l’université était organisé à l’occasion de la tenue du Conseil d’Administration pour lequel était soumis au vote des administrateurs rien moins que la campagne d’emploi 2017 et le budget 2017.

Pour la CGT UVSQ et le Snesup UVSQ, cette initiative s’inscrit au plan local dans la continuité des différentes actions menées depuis septembre à l’annonce d’une campagne d’emplois quasiment nulle et d’un budget placé sous le signe une fois encore de l’austérité, et au plan national dans le cadre de la défense des services publics (boycott du CT du 14 novembre, AG des personnels, vote contre à l’unanimité du CT le 24 novembre). Elle fait écho aux nombreux mouvements de cette année sur le département pour défendre le service public (hôpitaux, service public territorial…).

Les personnels réunis entendaient manifester toute leur colère et leur indignation pour le mépris affiché pour leurs conditions de travail et de rémunération qui ne cessent de se dégrader. La situation : rappelons que plus de 200 équivalents temps plein (ETP) ont été supprimés ou « gelés » depuis 2013, que depuis l’université ne fonctionne que grâce à l’investissement et au sens du service public de ses personnels.

Une délégation intersyndicale a été reçue par le CA en début d’après-midi et nos revendications ont été portées à la connaissance des administrateurs de notre établissement. Aux questions posées, le président a répondu sur 3 aspects :

  • Un « chantier » ouvert prochainement sur la question des primes
  • Une soi-disant campagne de « déprécarisation » des contractuels
  • Le refus de proposer un budget en déséquilibre et de demander des moyens supplémentaires au Ministère

Ces réponses ne sont pas satisfaisantes. Nous rappelons nos revendications :

  • Au moins 20 postes BIATSS et 20 postes enseignants-chercheurs cette année et un plan de dégel sur 3 ans de l’ensemble des postes gelés depuis 2013,
  • Une revalorisation immédiate de la PPRS pour tous les agents de l’UVSQ dans une proportion équivalente à celle que s’applique la présidence
  • Une remise à plat et une transparence totale concernant la répartition de la NBI et des primes
  • Un réel investissement de l’équipe présidentielle pour que notre ministère de tutelle prenne conscience de la situation et permette à l’UVSQ d’assurer ses missions pour un service public de qualité

La mobilisation doit se poursuivre sous toutes ses formes. Nous sommes déterminés pour faire valoir notre droit à exercer notre travail dans des conditions décentes et dans le respect des principes du service public.

Nous appelons au BOYCOTT du gala des 25 ans de l’université et demandons que les économies ainsi réalisées soient redistribuées de manière égale sous forme de primes à tous les personnels.

Déclaration lue en début de CA du 06 Décembre 2016 par une délégation de manifestants

Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les membres du CA,

 

Si nous sommes nombreux aujourd’hui à forcer l’entrée, c’est que nous n’avons pas eu d’autres moyens, et pourtant ce n’a pas été faute d’essayer… Monsieur le président, vous ne pouvez pas prétendre à un « dialogue social » quand

  • Vous ne recevez pas les organisations syndicales es-qualité jusqu’à ce jour ;
  • Vous n’entendez pas le vote unanime du Comité Technique contre votre proposition de campagne d’emplois ; vous ne daignez même pas le signaler en réunion de responsables de composantes…
  • Vous n’entendez pas les motions des UFR, leur inquiétude ;
  • Et surtout vous n’entendez pas le fonds de notre lettre ouverte du 27 novembre, dont le sérieux et l’argumentaire sont bien éloignés du flou, de l’aveuglement et de l’amateurisme de vos propositions budgétaires.

C’est donc ceci qu’au nom des personnels de l’UVSQ rassemblés aujourd’hui, je répète et je veux transmettre aux membres du CA et à M. le Recteur :

  1. La santé financière de l’Uvsq est factice : les bâtiments se dégradent, de nombreux éléments de sécurité sont à changer (un exemple parmi beaucoup : le câblage des salles de TP de bio et de chimie), le parc informatique est obsolète… Or ces dépenses sont reportées d’année en année et dégonflent faussement les dépenses => le budget n’est pas sincère.
  2. Les emplois doivent être présentés en indiquant le nombre de départs. Nous avons fait ce travail, qu’apparemment Monsieur le VP du CA n’avait pas fait avant la Commission Recherche du 29 novembre. La proposition de 19 = 6+6+7 emplois pour 2017 va encore creuser le déficit d’emplois, alors qu’il faut évidemment au contraire rattraper les pertes des années récentes.
  3. Attention, Monsieur le président, dans un contexte budgétaire difficile, ne vous faites pas accuser d’avoir commencé par vous soucier des primes de l’équipe de direction…
  4. Attention aussi, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les membres du CA, n’oubliez pas que vous êtes ici parce qu’une université s’occupe des étudiants. Quand vous diminuez le nombre d’heures des maquettes par souci gestionnaire, ce sont les étudiants que vous lésez.
  5. Les risques psycho-sociaux sont réels et beaucoup de personnels sont en grande souffrance. Sans assistante sociale ni médecin, ils se retrouvent démunis face à une hiérarchie qui refuse de les entendre.

Pour finir, nous vous appelons

  • à revoir conséquemment la campagne d’emploi et la politique des primes ;
  • à engager un dialogue sérieux avec la tutelle, et le meilleur moyen pour cela est de voter le budget 2017 en déficit, vous le savez sans doute

bref, à vous mobiliser pour de vrai.

 

Rassemblement de tous les personnels UVSQ

Rassemblement de tous les personnels UVSQ

Mardi 6 Décembre 2016 à 12h30*


Devant l’UFR des Sciences de la Santé – Simone Veil

2 avenue de la Source de la Bièvre 78180 Montigny-le-Bretonneux

Gel des postes, austérité, surcharge de travail… Maintenant ça suffit !!!!

 Le Conseil d’Administration de l’UVSQ se tiendra le mardi 6 décembre à 13h à l’UFR des Sciences de la Santé – Simone Veil.

Rassemblons-nous massivement pour faire entendre nos revendications :

  • De réelles propositions sur la politique de recrutement et la politique budgétaire : campagne planifiée sur 3 ans de dégel de l’ensemble des emplois perdus depuis 2013, et dans l’immédiat pour la campagne 2017 l’ouverture de 20 emplois de Biatss et 20 emplois d’enseignants et enseignants-chercheurs
  • La mise en place d’une véritable lutte contre la précarité à l’UVSQ
  • Une mise à plat et une réévaluation de l’ensemble des primes à l’échelle de l’université (Biatss, Enseignants-Chercheurs…)
  • Un discours d’honnêteté qui reflète la véritable situation financière de l’université et une mobilisation de la présidence pour que notre ministère de tutelle prenne conscience de la situation et permette à l’UVSQ d’assurer ses missions pour un service public de qualité.
  • une dotation du Ministère à la hauteur des besoins du service public d’enseignement et de recherche.

Enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, BIATSS, doctorants et étudiants, mobilisons-nous fortement.

« Pour une éthique universitaire » (liste intersyndicale FERC-SUP CGT/ SNESUP-UVSQ)

*Un préavis de grève a été déposé pour la journée du 6 décembre couvrant l’ensemble des personnels de l’UVSQ.

Motion votée par le conseil de l’UFR des Sciences du 24 Novembre 2016

MOTION DU CONSEIL DE L’UFR DES SCIENCES 24 NOVEMBRE 2016

BUDGET :

Le conseil de I’UFR des Sciences a pris connaissance des propositions budgétaires pour 2017 et tient à alerter la Présidence de I’UVSQ des conséquences d’une dotation de fonctionnement calquée sur celle du budget 2016.

En effet, en 2016 :

  • Le budget d’enseignement a été abondé à plus de 70% par des ressources propres (apprentissage, DU); cette situation ne peut être pérennisée.
  • Le budget de maintenance n’a pas permis d’assurer tous les travaux nécessaires à la sécurité du site dont la responsabilité relève de l’établissement. Ces travaux urgents de sécurité ont été remontés à la Présidence de I’UVSQ dans le courrier en date du 4 juillet 2016.
  • Le budget des heures complémentaires 2016 sera insuffisant en 2017 en raison de l’augmentation des effectifs des formations à I’UFR des Sciences, en particulier en Licence (Nov 2015 : 1567 et Nov 2016: 1755).

CAMPAGNE D’EMPLOIS :

Le conseil de I’UFR des Sciences constate que les pnncrpes mis en oeuvre dans le cadre de la campagne d’emplois 2017 sont des signaux très négatifs pour l’avenir des personnels:

  • pour les personnels BIATSS : pas de repyramidage de poste donc aucune perspective d’évolution,
  • pour les personnels Enseignants-Chercheurs: suppression du support si un Maître de Conférences est promu Professeur, une diminution du potentiel enseignant serait une conséquence possible de ce principe et la promotion des MCF au sein de l’établissement sera défavorisée.

Le conseil constate également que la campagne d’emplois est quasi inexistante pour I’UFR des Sciences : 1 poste de PR en Biologie au titre de l’art. 46-3.

Il souligne que :

  • le poste de PR en Mathématiques est aussi prioritaire pour I’ UFR et correspond à un besoin pour l’enseignement et la recherche en Algèbre au sein du LMV. Le conseil de I’UFR des Sciences appuie la demande du conseil du laboratoire LMV de publication d’un PR en Mathématiques pour la campagne d’emplois 2017.
  • les postes d’Electricien (ouvert en CDD mais non pourvu à ce jour) et de responsable de bâtiment sont des postes clés pour la sécurité du site et requièrent des personnels titulaires. La pérennité de certains services de I’UFR dépend du recrutement de personnel titulaire, en particulier le service de Travaux Pratiques du département de Biologie dont le fonctionnement actuel n’est assuré que par des personnels en CDD, ce qui à terme sera préjudiciable pour la qualité des enseignements.

 

PCA-PRP :

Le conseil de I’UFR des Sciences s’étonne de la répartition des pca-prp des composantes votée par le CA du 27/9/2016 à l’identique de celle de 2015/2016 et souhaite être informé de la clé de répartition adoptée. Le montant de l’enveloppe allouée à I’UFR de Sciences ne permet pas de couvrir correctement toutes les activités recensées dans le référentiel des équivalences horaires des Enseignants et Enseignants-Chercheurs.

De plus, le conseil d’UFR ne peut valider à ce jour les services prévisionnels des enseignants et enseignants-chercheurs comme le prévoit la note en date du 28/9/2016. En effet, la non-répartition des pca-prp des vice-présidents, des directeurs de composantes et de laboratoires ne permet pas à ceux-ci de finaliser leurs services d’enseignement pour 2016/2017. Le conseil de I’UFR des Sciences demande à être informé très rapidement de la répartition précise de ces pca-prp et demande également la prise en compte par le CA des responsabilités de direction et direction adjointe d’Ecoles Doctorales.

Vote:

Pour :21 Contre: 0 Abstention : 1 Ne prend pas part au vote : 1

Motion de l’UFR des Sciences Sociales du 21 Novembre 2016

A l’attention de Monsieur le Président de l’Université,
A l’attention de Monsieur le Vice-président du CA,
A l’attention de Madame la Vice-présidente du CFVU,
A l’attention de Monsieur le Vice-président du CS,

Le Conseil de I’UFR des Sciences Sociales réuni le 21 novembre 2016 a voté la motion suivante :

Selon les informations délivrées au cours du dialogue budgétaire, et précisées dans le courrier du président de notre université daté du 16 novembre, la campagne d’emplois représenterait, pour l’ensemble de l’université, 6 postes de PRAG, 6 EC et 6 BIATSS (en dehors du dispositif Sauvadet , qui consiste en un changement de statut pour des personnels déjà en place). Selon les principes énoncés dans le courrier du président : « pour les personnels enseignants et enseignants-chercheurs :

  • Pas de création de poste ni de « dégel » de post e ;
  • Pas d’ouverture de poste qui n’aurait pas été pourvu l’année précédente;
  • Suppression du support de maître de conférences si l’enseignant-chercheur qui en avait la charge a été promu professeur des universités au sein de I’UVSQ. »

Nous demandons que ces principes soient effectivement appliqués dans le cas de I’UFR, avec le recrutement des deux PR demandés, l’un, en sociologie, sur support PR vacant, l’autre sur support MCF-HDR vacant, en économie. Alors que notre université a déjà traversé une période de gel des recrutements, le choix de ne pas re nouveler les postes sur support vacant mettrait clairement en question la possibilité de maintenir nos missions de service public. Pour I’UFR des sciences sociales, cela représenterait la perte nette d’un BIATSS, d’un poste de PR et d’un poste de MCF-HDR, perte qui vient s’ajouter aux effets des gels précédents, et qui serait en contradiction avec les principes énoncés par le président de notre université et rappelés ci-dessus.

L’ensemble de l’UFR des Sciences Sociales a réussi à faire face aux ajustements précédents, grâce à une mobilisation exceptionnelle de ses personnels, mais au prix d’une dégradation forte des conditions de travail, avec, par exemple, des TD à 40 étudiants. Prolonger une telle situation conduirait à faire des choix irréversibles en matière de recherche et d’enseignement, notamment en ce qui concerne les masters, les doctorats et notre insertion dans Paris Saclay, alors que les effectifs étudiants continuent de s’accroître en premier cycle universitaire.

Le Conseil d’UFR des Sciences Sociales demande donc à la présidence de l’université d’être en cohérence avec les principes, déjà drastiques, exposés par le président lui-même, et de procéder, a minima, à la publication dès maintenant des deux postes de PR sur support vacant demandés par notre UFR.

Valérie Pécresse à la Maison de l’Etudiant de l’UVSQ : retour sur le lieu du crime ?

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Depuis trois années de sévère austérité, les personnels de l’UVSQ maintiennent tant bien que mal un service public d’enseignement supérieur. Cette austérité est le résultat des différentes contre-réformes engagées dans l’Enseignement Supérieur et d’une gestion désastreuse de l’établissement par les anciennes équipes de direction. Valérie Pécresse, instigatrice de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), portant une lourde responsabilité dans le démantèlement de l’Enseignement Supérieur vient inaugurer les nouveaux locaux de la Maison de l’Etudiant mercredi 28 septembre.

Rappelons à Madame la désormais Présidente du Conseil Régional d’Ile de France que sa politique à la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur et son encouragement à l’UVSQ, comme dans d’autres établissements, à recourir aux Partenariats Publics Privés (PPP), aux fondations et autres bras armés du démantèlement du service public d’enseignement supérieur ont laissé notre université exsangue.

Le bilan de la politique nationale ET locale de Valérie Pécresse pour l’UVSQ c’est entre autres :

  • Plus de 200 emplois disparus en 3 ans (de titulaires comme de contractuels)
  • Une mise sous tutelle par le Rectorat
  • Des millions d’Euros mis dans des PPP inefficaces qui grèvent pour de longues années les dotations de l’établissement
  • Une surcharge de travail qui a conduit à une rapide dégradation des conditions de travail des personnels BIATSS comme enseignants et chercheurs
  • Des heures de cours supprimés et des TD surchargés, des formations fermées

Et ce ne sont pas les 20.000€ attribués par Valérie Pécresse à la fondation UVSQ qui rétabliront les comptes et la situation de l’Etablissement. Nous n’avons que faire de votre visite et de vos misérables dons, Madame. Ce dont l’université a besoin aujourd’hui c’est :

  • Du « dégel » immédiat de nos emplois perdus,
  • De la baisse du recours aux contrats précaires et l’adoption d’une politique ambitieuse de recrutements par la création de postes de titulaires,
  • de dotations pérennes affectées aux UFR pour l’enseignement et aux laboratoires pour la recherche et non à des fondations, ni à des agences,
  • D’un droit à la poursuite d’études entre le cycle licence et le cycle master en s’opposant à toutes formes de sélection au sein du cycle master,
  • Bref, des moyens humains et matériels nécessaires dignes d’un service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour accueillir des étudiant.e.s et exercer nos missions de service public

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De la recherche, du café et de l’égalité femmes-hommes

Mardi 14 juin a eu lieu la première réunion de la commission recherche de la nouvelle mandature. Je vous présente mon point de vue de nouvelle élue sur la liste “Pour une éthique universitaire”, qui n’est pas un point de vue collégial.

D’après le site de l’UVSQ, le rôle de la commission recherche est le suivant :

Elle propose au CA les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique ainsi que la répartition des crédits de recherche. Elle est consultée sur les programmes de formation initiale et continue, la qualification à donner aux emplois d’enseignants-chercheurs et de chercheurs vacants, sur les programmes et les contrats de recherche, sur le contrat d’établissement.

Source : http://www.uvsq.fr/les-conseils-et-commissions-de-l-universite-234010.kjsp?RH=1339493259096&RF=1189671828543

A la table du Président, on annonce la couleur : que des hommes en costard, Alexis Constantin à sa droite et Nathan Kahn, chef de cabinet, à sa gauche. Ambiance :

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La séance a commencé par un point Paris Saclay, avec un rappel pour ceux qui n’avaient pas suivi les dernières actualités : l’Idex a été retoqué par le jury international, on a droit à une période probatoire de 18 mois et ça ne va pas être facile de redresser la barre durant cette période.

Membres extérieurs de la commission recherche

On nous annonce la nomination de deux membres externes Patricia Thoreux de l’AP-HP et une représentante de Versailles Grand Parc (dont on a pas eu le nom, car c’était en cours).

Puis on passe aux extérieurs nommés, élus facilement : Patricio Leboeuf de l’Université Paris Saclay et Benoit Malpaux de l’INRA.

Dans tous les cas, on parle de quatre personnes qui ne viendront probablement jamais, dans la grande tradition des extérieurs.

Élection du vice-président

Pour ceux qui n’avaient pas entendu les rumeurs, l’organisation de la table présidentielle donnait un bon indice de qui le président allait proposer comme vice-président à la recherche… Il faut préciser que ce n’est pas une élection à laquelle on se présente librement, le candidat est proposé par le président. M. Guillemot a donc, sans surprise, proposé Alexis Constantin.

 

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C’est un professeur agrégé du laboratoire Dante. Il a annoncé ce qu’on savait déjà : il a un cabinet en dehors de la fac (http://www.corpus-consultants.com/ ).

 

Il a parlé rapidement de sa politique de recherche : il a dit que le critère de taille des laboratoires n’était pas forcément déterminant dans la répartition des financements : “il faut soutenir des laboratoires dynamiques qui n’ont pas encore atteint leur masse critique”. C’est plutôt positif de mon point de vue, car les gros laboratoires ont tendance a être déjà très favorisés par ailleurs, autant que l’université n’en rajoute pas une couche.

 

Nous avons ensuite pu l’interroger, il a répondu quand M. Guillemot ne prenait pas la parole à sa place.

 

Quelques extraits !

 

Fabienne Girard-Misguich a demandé quelle était sa vision sur les chercheurs en biologie, qui sont dispersés sur plusieurs laboratoires externes à l’UVSQ et mal reconnus en recherche.

Réponse d’Alexis Constantin : “J’ignorais.

Guillemot répond qu’il s’en méfie, car il ne croit pas aux chercheurs à distance : “Je suis scientifique, comme vous le savez. La recherche, cela se fait autour du café, le café c’est les relations humaines

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Pour les collègues de sciences dures, et visiblement aussi de médecine, c’est une évidence que la recherche passe par le relationnel. Mais pour les sciences humaines (notamment), il faut savoir que la plupart des chercheurs n’ont pas de bureau et travaillent en bibliothèque, dans des archives, sur sites, etc. Donc pas forcément en laboratoire, en présentiel et systématiquement en équipe.

De plus, cette idée que la recherche est basée sur des relations amicales est sans doute quelque chose qui ne facilite pas la diversité, en particulier si les décisions se prennent autour du café (version chic de la discussion autour d’une bière). Ce sont toujours les mêmes qui seront servis, car on est souvent amis avec ceux qui nous ressemblent. Une très bonne méthode pour reproduire les inégalités, d’après moi…

Donc non, la recherche, cela ne se fait pas forcément autour du café !

J’ai ensuite demandé à M. Constantin ce qu’il pensait de l’égalité entre femmes et hommes dans la recherche.

Constantin : “Y’a -t-il un problème ?

Je réponds : “D’après vous ?

Constantin : “D’après moi, non. C’est pour moi un sujet et un non-sujet. Je n’ai pas connaissance de cette problématique à l’Université, de ce que je vois en droit.

 

Pour rappel et par exemple, M. Constantin lira avec bénéfice le bilan social de l’UVSQ, où il apparaît que la proportion de femmes baisse drastiquement entre maîtres de conférences et professeurs.

 

On voit bien par ailleurs que dans la nouvelle équipe, les VP et VP déléguées femmes sont généralement reléguées à des fonctions traditionnellement féminines (encadrement des étudiants notamment : VP CFVU, VP vie étudiante), alors que la recherche, la stratégie et les décisions sont prises par des hommes (VP CA, VP recherche, VP éthique et stratégie). Une vision bien machiste de la répartition des rôles, dans la continuité de la précédente équipe.

Guillemot a ensuite essayé de rattraper le coup en disant que la problématique n’était pas spécifique à l’UVSQ, ni à la France. Ce n’est pas faux, mais chacun doit se saisir des problèmes à son niveau si on veut que ça change. Si on attend que le roi du cosmos s’en occupe, on n’est pas sortis de l’auberge !

Constantin s’est ensuite repris : “Je suis favorable à une égalité homme femme dans la recherche. (…) La question c’est : comment on la défend. C’est une question délicate.

Cela, je ne lui fais pas dire, car ce n’est évidemment pas gagné, surtout quand le vice-président recherche pense qu’il n’y a pas de problème !

Pour résumer, on nous a proposé un VP recherche qui écrit des articles de type : “La tyrannie des faibles, De l’abus de minorité en droit des sociétés” et qui est parfaitement renseigné sur les enjeux de la recherche à l’UVSQ.

Si, là, vous n’avez pas d’étoiles dans les yeux, je ne sais pas ce qu’il faut ! 😉

Le pire dans tout ça, c’est qu’on aurait pu avoir pire. Au moins, M. Constantin reconnaît ses lacunes et se comporte de manière respectueuse avec les collègues.

Il a ensuite été élu vice-président recherche avec 24 oui, 1 non, 11 blancs.

Le bureau de la commission recherche

Nous sommes ensuite passés à l’élection du bureau de la commission recherche. Voici la composition proposée :

Collège A (professeurs des universités)

Emmanuel Cadot, laboratoire ILV (chimie), liste Guillemot

Laurent Willemez, laboratoire Printemps (sociologie), liste Etik

Élyanne Gault-Garbag Cheynon, laboratoire 2IC (biologie), liste Guillemot

Fabienne Jault, laboratoire DANTE (droit privé), liste Guillemot

Collège B-C-D (maître de conférences et professeurs agrégés)

Mélanie Clément-Fontaine, laboratoire DANTE (droit privé), liste Vayssière, mais qui semble avoir déjà retourné sa veste (ce fut rapide !)

Laurent Dalmas, laboratoire CEMOTEV (économie et géographie), liste Etik

Collège Biatss

Enrica Harranger, DBIST, liste Guillemot

Collège Usagers

Fawzi Zarrouki, liste Interrassos, associée à la liste Guillemot

 

À ce bureau se rajoute naturellement A. Constantin. Si on compte bien, nous avons donc une personne seulement de la liste sortante, qui n’était même pas élue et qui vote déjà systématiquement pour les propositions Guillemot. Ce n’est pas que je sois une fan de l’équipe sortante, sauf que ce sont forcément ceux qui connaissent le mieux les dossiers.

 

De plus, il n’y a aucun chercheur en STIC dans ce bureau, ce qui est très curieux dans une université en pointe sur ce domaine. On a bien du mal à comprendre la stratégie, surtout dans une optique Saclay. Qu’on veuille l’interdisciplinarité, c’est bien, mais de là à écraser complètement notre point fort… Notez que ce n’est pas la fête non plus côté sciences humaines : seules les sciences sociales ont été retenues pour les SHS.

 

Enfin, cela fait 3 chercheurs du laboratoire DANTE sur 7 enseignants chercheurs… Dans une université qui compte (quand même) 29 laboratoires ! Cherchez l’erreur…

 

Si vous aussi, ça vous met du Tonton David dans la tête, vous n’êtes pas les seuls 😉 Pour ceux à qui ça ne rappelle rien :

https://www.youtube.com/watch?v=5k9QQQ3e-6M

 

Quand on a fait remarquer le souci DANTE à M. Guillemot et M. Constantin, ils ont semblé très étonnés et ont dit qu’ils étaient prêts à changer quelqu’un. Évidemment, s’engager dans le bureau de la commission ne se fait pas à la légère, sans y avoir réfléchi, surtout pour prendre la place de quelqu’un, donc la proposition a été accueillie par un silence de mort.

 

Pour finir, un petit conseil pour la nouvelle la nouvelle équipe : allez-y mollo sur le café !

https://www.youtube.com/watch?v=UGtKGX8B9hU

Pour aller plus loin :

 

Tous mes petits dessins publiés ici le sont sous la licence Creative Commons (https://creativecommons.org/licenses/by-nd/3.0/fr/legalcode) : vous pouvez les utiliser librement et gratuitement sous réserve de me citer et de ne pas les modifier, même pour une utilisation commerciale.

 

N’hésitez pas à donner votre avis sur mon compte rendu, cela m’intéresse d’avoir votre retour, que cela soit sur le fond ou la forme. Est-ce trop long ? Mes dessins sont-ils trop moches ? Vous soutenez l’équipe Guillemot et vous trouvez que je dépasse les bornes ? 😉