Paris-Saclay, suite ?

Vendredi dernier 31 mars,
nous avons demandé la convocation d’un CA Extraordinaire
avec comme seul point à l’ordre du jour :
« Positionnement de l’UVSQ et stratégie de la Présidence
sur l’intégration de notre université dans l’université dite « cible » Paris-Saclay. »

Alain Bui, VP-CA a répondu dès vendredi que notre demande était légitime
et qu’il reviendrait vers nous en début de semaine.
Lundi, rien.
Mardi, rien.
Mercredi matin, toujours rien.
Mercredi midi, pire que rien : les élus du CA reçoivent une convocation
pour un CA Ordinaire pour le 27 avril, sans aucune référence à notre demande de CA Extraordinaire.

La présidence, mal réveillée, pense-t-elle que sa réponse est adéquate ?
La présidence pense-t-elle que nous sommes suffisamment endormis pour confondre CA Ordinaire et Extraordinaire ?
Une relance de la demande de CA Extraordinaire est partie ce jour
avec copie à Monsieur le Recteur de l’Académie de Versailles.

 

Paris-Saclay Réveillons Guillemot !

Ca bouge dans Paris-Saclay :

  • le « groupe des 7 » [1] (dont l’UVSQ ne fait pas partie) réfléchit sans nous à la définition de la future Université Paris-Saclay ;
  • une dépêche AEF du 20 mars confirme la fin de la COMUE et annonce une « université-cible » (sans l’UVSQ ? où l’UVSQ serait « associée » ?)
  • les propos répétés de la présidente de l’université Paris-sud suggèrent que l’UVSQ est hors de l’ « université-cible ».

Pendant ce temps,

que fait la présidence de l’UVSQ ?

  • elle annule le Conseil d’Administration du 28 mars ;
  • elle ne rend compte de rien. Est-ce un signe de son inaction ?

C’est maintenant que se joue le sort de l’UVSQ dans Paris-Saclay : allons-nous subir ou choisir notre avenir ?

Un CA extraordinaire s’impose !

29 mars 2017, signé : la liste

« Pour une éthique universitaire »

 

[1] Le « groupe des 7 » comprend l’université Paris-Sud, l’ENS Paris-Saclay, Centrale-Supélec, l’INRA, le CNRS, le CEA, l’ENSAE.

Communiqué de Presse

SES-CGT Paris Sud, SNTRD-CGT Paris Sud, SNESup (Cachan et UVSQ), FSU Paris Sud, Sud Education Paris Sud

La mise en place de la future université Paris Saclay est mouvante mais des contours se dessinent et les inquiétudes des personnels se précisent. Le projet actuellement en discussion au sein du groupe des 7 (Université Paris Sud, ENSAE, Centrale-Supelec, le CNRS, l’INRA, le CEA, l’ENS Cachan) se compose de deux groupes : un cercle restreint et un second cercle composé de Polytechnique, de l’ENSTA (qui ne veulent pas faire partie du premier) et probablement des universités d’Evry et de l’UVSQ qui ne sont pas considérées comme assez excellentes pour en faire partie. Le premier cercle formerait l’université Paris Saclay qui aurait un statut d’EPSCP dérogatoire, c’est-à-dire que ce ne serait pas une véritable université.

  • Dans cette université cible, seule l’université Paris Sud perd son identité morale et juridique. Ce ne sera pas le cas des écoles d’ingénieur. Cet arrangement paraît bien déséquilibré.
  • Nous ne pouvons pas accepter que les universités d’Evry et d’UVSQ soient exclues du dispositif parce que pas assez excellentes. Par ailleurs, cette sélection par l’excellence laisse planer le doute sur l’intégration de morceaux d’Evry ou de l’UVSQ qui seraient considérés comme excellents ou, au contraire sur la non intégration de composantes de Paris Sud qui ne le seraient pas assez.
  • Si le statut de l’université n’est pas celui d’une université, cela signifie que les statuts n’en sont pas définis. Il n’y a aucune garantie que les conseils soient composés de x% d’élus comme dans les universités, que le président soit un collègue enseignant-chercheur ou qu’il soit élu.
  • La création de Paris Saclay risque d’engendrer des restructurations et des mutualisations au sein de structures qui ne fonctionnent pas de la même manière. Etant donné la manière dont la fusion a impacté les personnels de Central et Supelec, il y a lieu de s’inquiéter sur l’impact que cela pourra avoir sur les conditions de travail des personnels.

 

Obtenir des garanties sur ces différents points doit être (ou rester) une véritable ligne rouge. Si elles sont franchies, l’université Paris Sud ne doit pas participer à la création de l’université Paris Saclay.

Communiqué de Presse

SES-CGT Paris Sud, SNTRD-CGT Paris Sud, SNESup (Cachan et UVSQ), FSU Paris Sud, Sud Education Paris Sud

Les syndicats signataires, réunis en intersyndicale inter- établissements du périmètre Paris Saclay, expriment leur soutien à la mobilisation en cours à CentraleSupélec.

Près de 250 personnels de CentraleSupélec sont en grève reconductible depuis lundi 13 mars, et ont interpelé leur CA ce jeudi 16 mars. Les personnels sont particulièrement mobilisés car ils perdent des jours de congé et du temps de pause et doivent assumer seuls les frais engendrés par le déménagement. Le réaménagement du cursus met en difficulté les sites de Rennes et Metz et est imposé aux enseignants.

Dans nos différents établissements concernés par Paris Saclay, nous faisons ou ferons face à des situations similaires avec nos propres déménagements (ENS Cachan par exemple) et « l’intégration » toujours aussi mouvante et mystérieuse qu’on nous promet à Saclay. La régression des conditions de travail des collègues de CentraleSupélec annoncerait les nôtres. C’est pourquoi nous sommes solidaires de leur mobilisation, et nous organisons à l’échelle de Paris Saclay pour conquérir ensemble des conditions de travail convenables et défendre notre conception de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’UVSQ et Paris-Saclay : chronique d’un dépeçage annoncé

Un « plan stratégique » sur 5 ans occupe sinon les esprits, du moins le temps de beaucoup de collègues mobilisés par le VP « stratégie » Benoît Petit ; nous avons par ailleurs été conviés à une réunion « stratégique » entre le VP « stratégie » et nous-mêmes syndicats CGT et Snesup, le 9 février dernier. Alors, où en sommes-nous ?

Cette incantation à la stratégie, que cache-t-elle ?

Curieusement, ce qui se trame dans Paris-Saclay et qui est arrivé à nos oreilles par la voie syndicale (les collègues FSU de Paris-Sud), ne semble pas inquiéter outre mesure la direction de l’UVSQ. Saviez-vous qu’un petit comité de 7 membres (Paris-Sud, Centrale-Supélec, ENS Paris-Saclay (ex-Cachan), Ensae, CEA, CNRS, INRA) est en train de déterminer la structure organisationnelle de Paris-Saclay ? Ce comité rendra ses conclusions fin mars 2017 (c’est demain !). Et l’UVSQ devra s’y plier. Se plier à quoi ?

Un « premier cercle » défini par un certain nombre de contraintes (des « critères objectifs » dit Bloch[1] dans sa déclaration du 21 décembre 2016 (lien) et porteur du projet idex (ah, le vocabulaire du « new management » !) regrouperait les « excellents » (dont Paris-Sud, l’ENS Paris-Saclay…). Le « deuxième cercle » comprendrait les pas assez excellents et les très indépendants comme Polytechnique. Dernière trouvaille : les cercles ne sont pas concentriques (sic, comprend qui peut).

En outre, des structures « horizontales » regrouperaient les UFR de Paris-Saclay par discipline (une grande UFR de médecine, une grande UFR de maths (?), etc…) : le grand dépeçage de l’UVSQ est en marche.

Quel positionnement, quelles informations avons-nous à ce jour, de la part de la présidence de l’UVSQ ? Car, faut-il le rappeler, l’usine à gaz anti démocratique de Paris-Saclay repose sur le « conseil des membres » ; autrement dit les décisions sont prises à cet endroit, et de l’UVSQ seul D. Guillemot, comme président, y a accès.

La réponse est, hélas, simple : nous ne sommes ni informés, ni soutenus, ni visibles. Il est ironique (irresponsable ?) de faire travailler les UFR, l’ensemble des collègues, lors des réunions « stratégies » sur les projets des uns et des autres, alors que le minimum vital n’est pas assuré (recrutements, conditions de travail, heures des maquettes, etc…).

Ecoutons quelques extraits de Benoît Petit le 9 février : « Nous n’avons pas d’information » ; « La rumeur dit que nous faisons machine arrière, mais ce n’est pas vrai » ; « nous ne voulons pas aller dans Paris-Saclay à n’importe quelles conditions ». « Nous attendons des réponses »…

Qu’en déduire ? La stratégie du VP stratégie et par là-même la stratégie de la présidence UVSQ est-elle l’enfumage général ? Ou bien seulement le signe d’une mollesse politique, négligeant de considérer les rapports de force au sein de Paris-Saclay ? Pour le moins, en tout cas, le signe d’une méconnaissance du terrain et du paysage en mouvement… la « task force »[2] paraît hélas bien ridicule dans sa recherche gesticulante d’informations.

Pour terminer ce billet sur une note plus punchy : notre proposition à ce jour, émanant des forces syndicales, soutenue par l’ensemble des personnels : organiser sans délai une réunion entre Bloch[3] d’une part et les élus UVSQ et du 78 d’autre part. D. Guillemot y serait bien sûr partie prenante.

[1] Gilles Bloch : président de la COMUE Paris-Saclay, préside le conseil des membres.

[2] « task force » : nom pompeux qui affuble une brave collègue chargée de mission UVSQ-Paris-Saclay, elle-même sans informations ni moyens.

[3] Gilles Bloch : président de la COMUE Paris-Saclay, préside le conseil des membres.

Message de Gilles Bloch à propos des EUR (Ecoles universitaires de recherche)

Voici le message que vous avez du tous recevoir à propos des Ecoles universitaires de recherche de la part de Gilles Bloch, président de l’Université Paris-Saclay.  Sans commentaire.

Chers Collègues,

L’appel à projets « Ecoles universitaires de recherche » (EUR) est paru la semaine dernière, lien :

http://www.agence-nationale-recherche.fr/investissements-d-avenir/appels-a-projets/2017/ecoles-universitaires-de-recherche-eur-vague-1/

Avant même sa parution, le cahier des charges et la convention CGI-ANR qui avaient été largement diffusés ont pu être discutés au sein du conseil des Membres de l’Université Paris-Saclay (UPSaclay), notamment lors de sa séance du 8 février. L’émergence des EUR est perçue par les établissements Membres comme un facteur de structuration dont l’impact doit être soigneusement anticipé. En effet, au-delà de l’actuelle organisation de l’UPSaclay en composantes de coordination (Collège Doctoral, Schools, Départements), une réflexion est actuellement en cours sur la structuration de l’université « cible » qui devra être présentée à la fin 2017 pour la nouvelle évaluation de l’IDEX. Cette structuration ne doit en aucun cas être incompatible avec des EUR qui se mettraient en place de manière désordonnées. Au contraire, les projets EUR portés par l’UPSaclay devraient se construire dans un cadre cohérent et répondre à un cahier des charges leur permettant de participer à la structuration de l’université « cible ». L’appel à projets EUR lui-même prévoit que « Les projets conçus au sein des IDEX et des ISITE seront présentés par l’établissement porteur de ces Initiatives, de façon à conforter la stratégie globale de recherche et de formation de ces dernières, et non à constituer une marque concurrente. »

Le conseil des Membres a donc souhaité qu’un point d’étape de la réflexion sur la structuration de l’université « cible » soit fait début avril pour permettre au conseil des Membres de prendre une position sur la pertinence de soutenir ou non des projets EUR dès la première vague de l’appel à projets.

Nous vous tiendrons informés de l’aboutissement de ce processus afin que votre travail d’élaboration puisse être éventuellement lancé début avril dans un cadre cohérent. Et si la décision est prise de lancer dès cette première vague des projets EUR, nous vous fournirons toute l’aide nécessaire pour faire de ce cadrage un atout pour vos projets.

Bien cordialement,

Gilles BLOCH

Président