Déclaration lue en début de CA du 06 Décembre 2016 par une délégation de manifestants

Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les membres du CA,

 

Si nous sommes nombreux aujourd’hui à forcer l’entrée, c’est que nous n’avons pas eu d’autres moyens, et pourtant ce n’a pas été faute d’essayer… Monsieur le président, vous ne pouvez pas prétendre à un « dialogue social » quand

  • Vous ne recevez pas les organisations syndicales es-qualité jusqu’à ce jour ;
  • Vous n’entendez pas le vote unanime du Comité Technique contre votre proposition de campagne d’emplois ; vous ne daignez même pas le signaler en réunion de responsables de composantes…
  • Vous n’entendez pas les motions des UFR, leur inquiétude ;
  • Et surtout vous n’entendez pas le fonds de notre lettre ouverte du 27 novembre, dont le sérieux et l’argumentaire sont bien éloignés du flou, de l’aveuglement et de l’amateurisme de vos propositions budgétaires.

C’est donc ceci qu’au nom des personnels de l’UVSQ rassemblés aujourd’hui, je répète et je veux transmettre aux membres du CA et à M. le Recteur :

  1. La santé financière de l’Uvsq est factice : les bâtiments se dégradent, de nombreux éléments de sécurité sont à changer (un exemple parmi beaucoup : le câblage des salles de TP de bio et de chimie), le parc informatique est obsolète… Or ces dépenses sont reportées d’année en année et dégonflent faussement les dépenses => le budget n’est pas sincère.
  2. Les emplois doivent être présentés en indiquant le nombre de départs. Nous avons fait ce travail, qu’apparemment Monsieur le VP du CA n’avait pas fait avant la Commission Recherche du 29 novembre. La proposition de 19 = 6+6+7 emplois pour 2017 va encore creuser le déficit d’emplois, alors qu’il faut évidemment au contraire rattraper les pertes des années récentes.
  3. Attention, Monsieur le président, dans un contexte budgétaire difficile, ne vous faites pas accuser d’avoir commencé par vous soucier des primes de l’équipe de direction…
  4. Attention aussi, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les membres du CA, n’oubliez pas que vous êtes ici parce qu’une université s’occupe des étudiants. Quand vous diminuez le nombre d’heures des maquettes par souci gestionnaire, ce sont les étudiants que vous lésez.
  5. Les risques psycho-sociaux sont réels et beaucoup de personnels sont en grande souffrance. Sans assistante sociale ni médecin, ils se retrouvent démunis face à une hiérarchie qui refuse de les entendre.

Pour finir, nous vous appelons

  • à revoir conséquemment la campagne d’emploi et la politique des primes ;
  • à engager un dialogue sérieux avec la tutelle, et le meilleur moyen pour cela est de voter le budget 2017 en déficit, vous le savez sans doute

bref, à vous mobiliser pour de vrai.

 

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