Communiqué de Presse

SES-CGT Paris Sud, SNTRD-CGT Paris Sud, SNESup (Cachan et UVSQ), FSU Paris Sud, Sud Education Paris Sud

La mise en place de la future université Paris Saclay est mouvante mais des contours se dessinent et les inquiétudes des personnels se précisent. Le projet actuellement en discussion au sein du groupe des 7 (Université Paris Sud, ENSAE, Centrale-Supelec, le CNRS, l’INRA, le CEA, l’ENS Cachan) se compose de deux groupes : un cercle restreint et un second cercle composé de Polytechnique, de l’ENSTA (qui ne veulent pas faire partie du premier) et probablement des universités d’Evry et de l’UVSQ qui ne sont pas considérées comme assez excellentes pour en faire partie. Le premier cercle formerait l’université Paris Saclay qui aurait un statut d’EPSCP dérogatoire, c’est-à-dire que ce ne serait pas une véritable université.

  • Dans cette université cible, seule l’université Paris Sud perd son identité morale et juridique. Ce ne sera pas le cas des écoles d’ingénieur. Cet arrangement paraît bien déséquilibré.
  • Nous ne pouvons pas accepter que les universités d’Evry et d’UVSQ soient exclues du dispositif parce que pas assez excellentes. Par ailleurs, cette sélection par l’excellence laisse planer le doute sur l’intégration de morceaux d’Evry ou de l’UVSQ qui seraient considérés comme excellents ou, au contraire sur la non intégration de composantes de Paris Sud qui ne le seraient pas assez.
  • Si le statut de l’université n’est pas celui d’une université, cela signifie que les statuts n’en sont pas définis. Il n’y a aucune garantie que les conseils soient composés de x% d’élus comme dans les universités, que le président soit un collègue enseignant-chercheur ou qu’il soit élu.
  • La création de Paris Saclay risque d’engendrer des restructurations et des mutualisations au sein de structures qui ne fonctionnent pas de la même manière. Etant donné la manière dont la fusion a impacté les personnels de Central et Supelec, il y a lieu de s’inquiéter sur l’impact que cela pourra avoir sur les conditions de travail des personnels.

 

Obtenir des garanties sur ces différents points doit être (ou rester) une véritable ligne rouge. Si elles sont franchies, l’université Paris Sud ne doit pas participer à la création de l’université Paris Saclay.