Valérie Pécresse à la Maison de l’Etudiant de l’UVSQ : retour sur le lieu du crime ?

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Depuis trois années de sévère austérité, les personnels de l’UVSQ maintiennent tant bien que mal un service public d’enseignement supérieur. Cette austérité est le résultat des différentes contre-réformes engagées dans l’Enseignement Supérieur et d’une gestion désastreuse de l’établissement par les anciennes équipes de direction. Valérie Pécresse, instigatrice de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), portant une lourde responsabilité dans le démantèlement de l’Enseignement Supérieur vient inaugurer les nouveaux locaux de la Maison de l’Etudiant mercredi 28 septembre.

Rappelons à Madame la désormais Présidente du Conseil Régional d’Ile de France que sa politique à la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur et son encouragement à l’UVSQ, comme dans d’autres établissements, à recourir aux Partenariats Publics Privés (PPP), aux fondations et autres bras armés du démantèlement du service public d’enseignement supérieur ont laissé notre université exsangue.

Le bilan de la politique nationale ET locale de Valérie Pécresse pour l’UVSQ c’est entre autres :

  • Plus de 200 emplois disparus en 3 ans (de titulaires comme de contractuels)
  • Une mise sous tutelle par le Rectorat
  • Des millions d’Euros mis dans des PPP inefficaces qui grèvent pour de longues années les dotations de l’établissement
  • Une surcharge de travail qui a conduit à une rapide dégradation des conditions de travail des personnels BIATSS comme enseignants et chercheurs
  • Des heures de cours supprimés et des TD surchargés, des formations fermées

Et ce ne sont pas les 20.000€ attribués par Valérie Pécresse à la fondation UVSQ qui rétabliront les comptes et la situation de l’Etablissement. Nous n’avons que faire de votre visite et de vos misérables dons, Madame. Ce dont l’université a besoin aujourd’hui c’est :

  • Du « dégel » immédiat de nos emplois perdus,
  • De la baisse du recours aux contrats précaires et l’adoption d’une politique ambitieuse de recrutements par la création de postes de titulaires,
  • de dotations pérennes affectées aux UFR pour l’enseignement et aux laboratoires pour la recherche et non à des fondations, ni à des agences,
  • D’un droit à la poursuite d’études entre le cycle licence et le cycle master en s’opposant à toutes formes de sélection au sein du cycle master,
  • Bref, des moyens humains et matériels nécessaires dignes d’un service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour accueillir des étudiant.e.s et exercer nos missions de service public

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